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Les 5 raisons pour lesquelles ne pas s’interesser à la Voix serait une grave erreur

 

Vous avez surement entendu parlé des Alexa, Google Home, Siri ou autres Cortana dernièrement. Ces assistants vocaux rendent possible de nombreuses choses par simple commande vocale : vous informer de manière personnalisée, contrôler la lumière, jouer, commander un Uber ou encore une pizza…etc. La question que de bon nombres de CEO et CMO se posent est : faut-il se préoccuper du phénomène Voix ? Faut-il mettre en place une stratégie Voix ? Faut-il considérer la Voix comme une plateforme significative ? La réponse courte à ces 3 questions est clairement OUI et voici les 5 principales raisons.

 

1. L’adoption des assistants vocaux est plus rapide que celle des smartphones

Une récente étude du site Voicebot.ai estime le taux de pénétration des assistants vocaux aux États-Unis à près de 20%, alors qu’il n’était que de 1% deux ans auparavant. Cela donne une courbe d’adoption de la technologie similaire à celles des smartphones ou réseaux sociaux. Cette adoption rapide est en train de bouleverser la manière dont les gens écoutent de la musique, s’informent et consomment.

Ma vision est qu’un nouvel écosystème, similaire à celui de l’App Store en cours de création, au moins en ce qui concerne Alexa et le Skill Store. Nous n’en sommes qu’au début, mais les similarités sont flagrantes : quantité, qualité et contenu des premiers Skills, problèmes de monétisation pour les développeurs récemment résolu avec le « In Skill Purchase », découverte/discovery, rétention…etc. Tout cela donne un petit gout de 2008 et des débuts de l’App Store.

Pour moi, Les Skill Stores seront donc amener à devenir les nouveaux App Store. J’ai bien dit Skill Store pour mentionner Amazon et App Store pour Apple. La technologie vient d’éclore et cela part un peu dans tous les sens comme a chaque fois, et il y a donc nombreux Stores pour les applications vocales….tout comme cela était le cas il y a une dizaine d’année (Palm, Blackberry, Windows phone…). Je pense qu’Amazon a pris une vraie longueur d’avance que ce soit en termes de part de marchés des enceintes (3,5 fois plus d’Echos que de Google Home) mais aussi en termes de relation avec les développeurs de Skills (écosystème, possibilité de monétiser) et est donc en position de devenir la référence.

 

2. Le côté pratique gagne toujours (« convenience always win »)

Le coté plus pratique gagne toujours. Il y a encore quelques années, commander un taxi se faisait par téléphone et cela se fait maintenant en 3 clics via une application sur votre smartphone. Imaginez si cela pouvait être aussi simple que de dire « Alexa commande moi un taxi ». Rappelez vous aussi le temps ou vous regardiez vos séries TV à l’heure où elles étaient diffusées. C’est maintenant fini avec les Netflix ou autres Amazon Prime Vidéo : nous voulons consommer quand on le veut. « Convenience always win ».

L’interface vocale offerte par Alexa et autres permet d’éliminer de nombreux points de frictions et donc de rendre plus simple et plus rapide de nombreuses interactions entres les solutions technologiques et les utilisateurs. De nombreuses études (lien article V&Y) ont montré que le côté pratique d’Alexa, le gain de temps offert et la possibilité de faire plusieurs choses à la fois sont les principales raisons citées comme avantage des assistant vocaux.

A l’heure actuelle, il n’y a pas plus pratique que la voix comme interface. Et comme le côté pratique finit toujours par l’emporter, il y a fort à parier que la voix en tant qu’interface va finir par dominer.

 

3. Le décollage du ou commerce vocal (« voice commerce »)

Donc les assistants vocaux sont en train de se répandre comme une trainée de poudre et il y a de fortes chances que ceux-ci créent un nouveau pan de l’économie comme les App Stores l’ont fait avant eux. Mais qu’en est-il du commerce vocal ?

Commençons par regarder ce qui se fait outre-Atlantique ou Alexa est disponible depuis maintenant plus de 3 ans. Une statistique de nos amis de Voicebot.ai indique que 26% des propriétaires d’enceintes intelligentes ont déjà commandé via la voix et 11.5% de ceux-ci le font de manière mensuelle. Alors oui, c’est aux États-Unis et ce n’est qu’un début, mais rappelez-vous l’année 2008 : combien de personnes de votre entourage disaient ne jamais être prêtes a payer aussi cher (qu’un iPhone) pour un téléphone portable, ou encore qu’elles ne paieraient jamais pour une application, voir ne regarderaient jamais une vidéo sur un écran aussi petit. Et puis les années ont passées et tout cela est devenu un geste du quotidien.

Commerce Vocal et Amazon
Or, quand on parle de commerce et de e-commerce plus particulièrement, on ne peut pas ne pas mentionner Amazon…qui est derrière Alexa et la gamme Echo. Comme me le confiait une de mes connaissances chez Google dernièrement « on n’a qu’une seule peur pour les prochaines années c’est qu’Amazon et Alexa tue tout ». Et par tout, elle faisait référence au business historique de Google : les publicités sur la recherche.

En effet, Alexa va changer drastiquement ce business : pour une requête donnée, Il n’y aura que 2 ou 3 suggestions faites par Alexa. Fini la page complète de résultats et les diverses possibilités de positionner ses annonces sur la page. Et pire encore (pour les marques), il se peut que parmi ces suggestions, une soit pour un produit ou marque Amazon. Il se peut aussi qu’Amazon après avoir expérimenté et beaucoup appris avec Amazon Advertising vous propose de faire partie de ces 2 ou 3 suggestions…et cela ne sera pas gratuit !

Une autre solution que certains de nos clients envisagent est de développer leur(s) propre(s) Skill(s) afin de tirer profit de leur « Brand Equity » et de quelque part contourner Amazon. Bonne idée comme nous l’avions couvert dans un précédent article encore faut-il que votre Skill rencontre son public. C’est un des points sur lesquels nous avons le plus de demande d’aide, notamment en raison du trafic et de l’influence de notre site communautaire Alexafrance.fr.

 

4. De nouvelles opportunités et de nouvelles audiences

Comme vu avec le point « convenience always win », la voix va créer de nouveau usages. Les premiers développeurs à se lancer ont donc une chance unique de capter une audience de pionniers et de définir une catégorie autour de leurs attributs et proposition de valeur. Si l’on revient encore une fois au développement de l’écosystème mobile, on peut s’apercevoir comment des marques ont pu profiter a plein de l’effet « mobile first » pour éliminer ou rendre insignifiante leur concurrent. Par exemple, Babbel, l’application des langues en ligne (pour laquelle j’étais responsable de la stratégie de croissance et du marketing), en étant le premier à offrir une expérience « mobile first » a pu gagner des parts de marché au détriment d’acteurs comme Rosetta Stone jusqu’à devenir le leader incontesté sur ce marché.

En plus de ce changement d’usage, qui va créer un nouvel écosystème, Alexa va aussi permettre d’adresser de nouvelles audiences. Prenons par exemple les personnes âgées, qui comme chacun sait représente un marché énorme et en croissance. Combien de ces personnes ont des difficultés aujourd’hui à utiliser un smartphone (à cause de la taille de l’écran et des touches) et seraient ravis d’obtenir les mêmes fonctions par simple commande vocale. D’ailleurs, il n’est pas impossible d’imaginer voir de nouvelles lois émerger (nous sommes en France !) dans les prochaines années qui rendent obligatoires l’accès aux « données Internet » aux personnes ayant des problèmes de vues ou de mobilité (utilisation du clavier).

 

5. Soyez réalistes, les changements organisationnels sont lents : mieux vaut commencer tôt !

J’espère que vous avez maintenant compris la nécessité de lancer une offre vocale. Maintenant designer, développer et marketer une offre « voice first » est nouveau et demande des changements en interne. Soyez honnêtes avec vous-même et rappelez-vous combien de temps cela vous a pris pour passer du mode web au mode web+mobile puis « mobile first ».

Trouver son identité vocale prend tu temps. Quel sera la « voix » de votre marque, sachant que les sons sont plus difficiles à mémoriser mais facilement porteurs d’émotions ? Comment celle-ci sera en accord avec votre « corporate identity », et la tonalité de vos contenus ? Quel sera le « consumer journey » entre web, mobile et voix ? Quels seront les canaux marketing adaptés ? Comment gérer l’attribution et mesurer la performance des campagnes ? Comment gérer des tests A/B de manière optimale sur une interface vocale et avec les contraintes du Skill Store ? Qu’en est-il de vos investissements en termes d’Analytics, Data science….etc. ? Ne vous faudra t’il pas tout repenser, réimaginer et reconstruire ? Pas simple n’est-ce pas.

 

Si vous avez des questions ou commentaires sur cet article, n’hésitez pas à me contacter par email à alexis@voiceandyou.com

 

 

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